
Alma - libère l'espace et la pensée
Notre environnement et les objets qui nous entourent influencent notre état intérieur. Le monde du travail bouge et le domicile devient de plus en plus un lieu de travail. Les sphères professionnelles et privées s’entremêlent, l’usage des espaces est multiple.
Le projet propose un espace modulable pour le travailleur, et une fonction esthétique et agréable pour la personne. Son but est de faciliter le passage d’une sphère à l’autre en favorisant l’intuitif, le spontané, l’imagination et l’émotionnel pour influencer le bien-être. Le meuble passe de l’état de plan de travail à l’état de décor abstrait et organique qui se fond dans l’environnement. Son repli peut-être synonyme d’un changement d’état d’esprit, il libère l’espace et les pensées.
Alma est une pièce unique de fabrication artisanale alliant bois et métal.




Le travail de la main
Le projet offre une réflexion sur l’importance du travail de la main. «Alma» signifie «âme» en portugais, j’ai choisi ce nom car il résume mon intention de projet : créer avec ses émotions, ses sensations pour donner naissance à un objet sensible.


Matières
L’objet est un meuble sculptural comprenant un luminaire, un piétement et un plateau. Le luminaire est fait de plaques et de tubes d’acier. L’acier est oxydé à froid et verni.
Les pieds ont une structure en acier entourée de chêne. Le tout est plaqué de palissandre des Indes. Un caillebotis de tilleul entre deux panneaux fins donne sa légèreté au plateau.
Une marqueterie de Goïabao, de palissandre des Indes, de Rio, et de Macassar recouvre le plateau sur une face. L’autre face est plaquée de sycomore teinté gris clair. La rotation du plateau se fait par une charnière en laiton bruni et un roulement à billes.
Techniques
La fabrication de cette pièce valorise le travail de la main, tous les éléments sont fabriqués à l’atelier y compris les éléments mécaniques.
La marqueterie résulte d’une démarche créative spontanée basée sur l’observation des essences de bois et l’écoute des sensations pour laisser libre cours à l’intuition. La technique qui répond le mieux à cette approche intuitive est celle du joint perdu. Elle consiste à découper de façon superposée les deux morceaux de placages à assembler en suivant le veinage du bois.
Le plateau est fait d’un fin caillebotis assemblé à mi-bois et collé entre deux panneaux. Après l’usinage de la forme, il est alésé et plaqué.
Pour toutes les parties en acier, le soudage à l’arc électrique et la brasure à l’argent sont les deux techniques d’assemblage utilisées. La structure tubulaire est vissée par en dessous au socle pour permettre un démontage. Les chanfreins du socle en acier sont réalisés manuellement à la meule. Les éléments sont ensuite limés et poncés. La réalisation de ce projet a nécessité 300 heures de travail et 250 heures de conception et de réflexion.
